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Colnago dévoile le nouveau V4RS, conçu pour gagner sur tous les terrains

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Source : communiqué de presse

Esthétiquement, Colnago ne rompt pas totalement la filiation avec le V3RS. La marque a voulu conserver la polyvalence de ce vélo tout en l’amélioration, tant au niveau de la rigidité que de l’aérodynamisme. Une évolution donc du V3RS plus qu’une révolution. Selon Colnago, le vélo était déjà excellent, inutile donc de repartir d’une page blanche.

Mais ce n’est pas tout. Pour gagner les plus grandes courses du monde, il faut aussi un vélo léger, solide et confortable.

Ce sont donc des évolutions subtiles qui permettent au V4RS de s’améliorer sur tous ces points. Il ne rend pas le V3RS obsolète mais apportera sans doute de belles améliorations pour les coureurs.

La gestation de ce vélo a suivi une procédure stricte :

  • conception et design
  • phase de prototypage
  • tests en interne et sélection du design
  • validation finale en conditions de courses

Cette dernière partie fut tout à fait nouvelle pour Colnago qui a réellement fait participer les coureurs au développement du vélo, leur demandant leurs retours avec plusieurs versions du cadre en version prototype, le Prototipo.

Ce V4RS succède donc au V3RS qui fut lancé en juillet 2019. Un vélo qui a connu de nombreux succès. Dès le mois d’octobre 2020, Colnago a commencé à penser au développement de ce V4RS, en relation étroite avec l’équipe UAE Emirates, pour connaître leurs attentes et les points à améliorer sur le vélo.

Alors que Tadej Pogačar venait tout juste de remporter son premier Tour de France avec ce V3RS, Colnago planchait déjà sur le vélo qui allait lui succéder.

Lors de la phase de développement, entre avril et octobre 2021, les évolutions esthétiques et fonctionnelles sont allées de pair. Colnago a toujours été réputé pour l’esthétisme de ce vélo, le V4RS se devait de rester dans cette lignée.

Présent aussi dans le cahier des charges, la volonté d’utiliser le moins possible de peinture, afin de gagner quelques grammes. Le C68 a joué un rôle clé dans le développement du V4RS.

En effet, Colnago a pu tirer parti du travail réalisé sur les différents tubes du C68 pour étudier, tester et optimiser différentes solutions pour chaque élément clé du futur cadre monocoque.

Dès octobre 2021, Colnago a pu faire approuver son Prototipo par l’UCI afin de pouvoir l’utiliser en course. Il a fallu une dérogation, puisque normalement, tout cadre utilisé en course doit être commercialisé dans les mois qui suivent sous la même forme.

Colnago a produit une petite série avec des laminations de carbone différentes, pour avoir des vélos plus ou moins rigides. Les coureurs pouvaient ainsi tester le même cadre mais avec des spécifications légèrement différentes. Voire continuer à utiliser le V3RS. Passant de l’un à l’autre, les coureurs ont ainsi pu faire de nombreux retours.

Bien sûr, Tadej Pogacar fut le premier à recevoir un Prototipo en mai 2022, une version sans aucun marquage.

Après les premiers essais à l’entraînement, il a décidé de “prendre le risque” d’utiliser ce Prototipo au lieu de son V3RS dès juillet 2022.

Rapidement, tous les autres coureurs lui emboitèrent le pas, à tel point que Colnago n’avait pas assez de cadres Protipo pour les contenter tous.

Avant même sa finalisation, le Prototipo jouit de 23 victoires avec 10 coureurs différents et 28 podiums.

Alors, quelles améliorations pour ce V4RS ?

Aérodynamisme

Bien qu’étant un modèle dit “polyvalent”, le V4RS se doit d’être très efficace en termes d’aérodynamisme. Les coureurs ne peuvent se permettre de perdre quelques watts de pénétration dans l’air.

Colnago a ainsi développé un système entièrement intégré. Ajouter une fourche aéro sur un cadre aéro, puis un cockpit lui aussi offrant une bonne pénétration dans l’air, ça ne suffit pas. Tous les composants ont donc été testés ensemble.

L’objectif, obtenir la traînée la plus faible possible, en commençant bien sûr par la partie frontale du vélo, la plus prépondérante dans ce domaine.

L’optimisation de la zone frontale impliquait également une évolution de la géométrie du tube de direction. Sa forme a été révisée et parfaitement intégrée avec la nouvelle fourche qui s’allège au passage. Elle est conçue pour permettre un dégagement des pneus suffisant jusqu’à 32 mm. Comme les organisateurs de courses sont de plus en plus enclins à ajouter des chemins blancs” sur les courses, Colnago a estimé que c’était donc judicieux.

Cette nouvelle douille de direction se marie aussi parfaitement avec le nouveau cockpit. Bien que les roulements supérieurs du jeu de direction soient plus grands que sur les V3RS, permettant aux câbles de passer à l’intérieur de la douille sans nécessiter un pivot en forme de D et améliorant la stabilité globale de l’avant. Cet ensemble offre une meilleure traînée.

Le nouveau cockpit n’est autre que le CC.01, vu sur le C68. Si le V4RS reste tout à fait compatible avec d’autres potences et cintre, c’est bien sûr avec ce cockpit CC.01 qu’il obtient les meilleurs résultats en termes d’aérodynamisme grâce à son profil NACA.

Ce nouveau cockpit dont la surface de traînée avait été réduite jusqu’à 16% par rapport aux cockpits montés sur les V3R, bénéficie aussi d’un profil qui génère le moins d’impact sur le flux d’air, pour éviter au maximum les turbulences.

Cette évolution aéro a été réalisée sans pour autant rogner sur la rigidité, important lors des sprints et attaques.

Un cockpit qui est fourni avec un tout nouveau support compteur imprimé en 3D, compatible avec le Wahoo Bolt 2 et qui offre une esthétique, mais surtout un aérodynamisme parfait. Colnago annonce que le gain aéro grâce à ce support est de 0.75 W à 50 km/h. Tout est dans les détails.

Bien sûr, Colnago proposera bientôt des supports compteurs spécifiques pour d’autres modèles.

Colnago ne manque pas de mettre en avant quelques données aéro, dont voici les principales. Toutes sont mesurées en roulant à 50 km/h, avec un compteur, 2 porte-bidons mais un seul bidon.

Colnago, plutôt que de donner des chiffres pour chaque angle, utilise le Weighted Average Drag (WAD), c’est-à-dire la somme des puissances à différents angles de lacet, pondérés par la probabilité de survenance de ces conditions.

Vélo seul










Sans vent (0°) et WAD

à 50 km/h
V3RS à

patins avec

roues A
V4RS avec roues A

et support compteur standard
V4RS avec roues B

et support compteur standard
V4RS avec roues B

et support compteur aéro
Gains
2% 6% 10% 9%
WAD 4% 4% 14% 16%
Gains en watts
2,2 6,5 11,2 10,6
WAD 4,5 5,2 17,5 19,2
Vélo avec coureur pédalant









Sans vent (0°) et WAD

à 50 km/h
V3RS à

patins avec

roues A
V4RS avec roues A

et support compteur aéro
V4RS avec roues B

et support compteur aéro
Gains
0% 2% 5%
WAD 1% 3% 6%
Gains en watts
0,8 7,7 20,0
WAD 3,9 13,2 27,7

Poids

Quand on équipe les meilleurs coureurs de la planète, on ne peut pas faire l’impasse sur le poids du vélo.

Une donnée qui, si elle intéresse bien sûr tous les amateurs, devient prépondérante pour les coureurs professionnels qui sont amenés à “manger” du dénivelé quotidiennement. Ils suivent un régime alimentaire strict pour avoir une masse la plus faible possible, ce n’est pas pour avoir un vélo lourd !

A taille équivalente (50s pour le V3Rs et 485 pour le V4Rs), le cadre pourrait presque être décevant, puisqu’il est annoncé à 798 grammes contre 795 grammes. Mais c’est bien sûr au profit d’un aérodynamisme plus travaillé.

La fourche quant à elle, s’allège à 375 grammes contre 390 grammes pour celle du V3Rs.

Lit kit cadre + fourche, prêt à peindre, est ainsi annoncé à 1173 grammes, c’est 12 grammes plus léger que le V3Rs .Une paille.

En revanche, si l’on compare le module complet (kit cadre + potence SR9 et cintre HBR41 pour le V3Rs, cockpit CC.01 sur le V4Rs), le V4Rs est plus léger de 47 grammes.

Autant être clair, on ne troquera pas son V3Rs pour un V4Rs seulement pour l’allègement.

Real Dynamic Stiffness

Autre point important sur un vélo, sa rigidité. Et même plus que cela, l’équilibre de la rigidité en tous points du cadre.

Il faut trouver l’harmonie entre souplesse et torsion, pour avoir un cadre qui soit rigide mais pas trop exigeant ni bridé. Trop de rigidité sur tout le cadre, c’est avoir à coup sûr une barre à mine et un vélo inconfortable. Car on l’a vu cet été lors de l’ascension du col du Granon, même un Tadej Pogacar peut connaître un coup de moins bien et avoir besoin d’un vélo qui lui offre encore du répondant.

Ainsi, si la rigidité au niveau de la boîte de pédalier (mesurée en statique) est identique par rapport au V3Rs, Colnago a par contre augmenté la rigidité de la douille de direction de 5 à 10% en fonction des tailles. Une recette qui, selon Tadej Pogacar, offre un vélo rigide, mais avec encore plus de répondant dès que l’on se dresse sur les pédales.

Les forces qui s’exercent sur un vélo sont différentes selon que le coureur soit sur un sprint ou grimpe un col au train.

Colnago a étudié en interne ces différentes forces et a ainsi défini le RDS, pour Real Dynamic Stiffness (étude de la rigidité en temps réel).

Pour la faire courte, en dynamique donc, le V4Rs accroît sa rigidité de 4% sur la position sprint et 5% sur la position assise.

Tout ceci a été rendu possible grâce à l’étude sur les différents layups de carbone qui composent chaque tube et avec bien sûr le retour des coureurs d’UAE qui ont pu donner leur avis sur chaque type de stratification du Prototipo.

Géométrie

En se basant sur les retours des coureurs professionnels, la géométrie (en particulier le stack et le reach) a été revue pour avoir encore plus d’équilibre au niveau des performances dans toutes les tailles par rapport aux V3R.

Sur les V4R, la relation entre la longueur du tube de selle et le reach est presque linéaire.

De plus, le ratio stack/reach a été optimisé et harmonisé entre tous les tailles, et la longueur des bases a été réduite. Cette géométrie offre un meilleur équilibre, transfert de puissance et des sensations de conduite identiques pour toutes les tailles.

Le V4RS est proposé en 7 tailles.

Et encore plus solide et facile en maintenance

La solidité globale d’un vélo peut être cruciale sur 3 semaines de course, ainsi que dans une course classique. Par rapport aux V3R, les nouveaux V4R améliorent la résistance aux chocs des parties les plus exposées aux impacts dans les conditions de course.

Un seul exemple, la conception des haubans, qui, outre une forme plus aérodynamique, améliore considérablement la flexion et résistance aux chocs.

Dans cette même optique de “robustesse”, l’entretien a été réduit avec, par exemple, le nouveau jeu de direction, fourni par Ceramic Speed, qui utilise la technologie SLT avec un polymère solide unique et des composants en acier inoxydable pour remédier au problème d’absence de lubrification et la contamination de la graisse par des saletés.

Une “lubrification” à vie qui doit supprimer du temps de maintenance. Surtout important pour les mécaniciens des équipes professionnelles, mais aussi pour les cyclistes amateurs qui n’auront plus à se soucier de ce problème.

 

Petit détail supplémentaire, la patte de dérailleur avant et imprimée en 3D, en titane. Une patte qui est donc ultra légère tout en restant très rigide.

Tarifs

Le kit cadre est annoncé à 5499 €. Oui, c’est cher, mais au même niveau qu’un S-Works Tarmac SL7 (5200 €), un BMC SLR01 (5299 €) et un peu moins cher qu’un Pinarello Dogma F (5600 €).

Cela porte le V4Rs Team Edition, avec groupe Shimano Dura-Ace Di2 (avec capteur de puissance), roues ENVE 3.4 avec Continental GP5000 et cockpit CC.01, à 16199 €. En effet, pour 2023, l’équipe UAE Emirates roulera en Shimano Dura-Ace avec roues Enve.

5 coloris sont proposés pour le moment.

Le coloris UAE Team Emirates en détails

Le coloris UAE Team ADQ en détails

Mon avis avant de rouler dessus

Lors de mon essai du Colnago V3RS, j’avais été surpris par sa polyvalence, son confort mais surtout, par sa relative facilité pour un vélo conçu avant tout pour les coureurs professionnels.

Colnago semble avoir voulu conserver cette polyvalence, ce confort et cette facilité, tout en ajoutant de la rigidité pour le rendre encore plus dynamique. Espérons que ce soit le cas pour tous les amateurs qui fantasment déjà sur ce nouveau V4RS.

Un vélo qui ne rend pas pour autant le V3RS dépassé au niveau esthétique, les changements étant relativement mineurs sur ce point. Voilà qui ravira les possesseurs de ce V3RS, leur vélo ne devient pas tout à coup démodé.

De la modernisation, sans pour autant rompre avec l’histoire.

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